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Le mois de la COUVERTURE / TOITURE
ZOOM sur VM ZINC
En partenariat avec :
VM ZINC® est la marque de référence des produits en zinc laminé fabriqués et commercialisés par l’unité Bâtiment du groupe UMICORE.
L’offre de VM ZINC®, complète et marquée par la différenciation, couvre l’ensemble des applications du zinc laminé pour le bâtiment : couverture, finition, façade, évacuation des eaux pluviales et ornementation (sous la marque Ateliers d’Art Français).
VM ZINC® propose des produits et accessoires traditionnels ainsi que des « systèmes constructifs » exclusifs.
Unique par sa diversité, la gamme offre douze aspects de surface répartis en trois familles : VM ZINC Naturel, les prépatinés (QUARTZ-ZINC, ANTHRA-ZINC et PIGMENTO, décliné dans 3 teintes différentes) et les bilaqués VM ZINC.
L'ensemble des sites, des produits et des services sont certifiés ISO 9001 version 2000. Les sites de production français sont certifiés ISO 14001, gage d’une politique environnementale forte, orientée notamment vers le respect de l’environnement et la démarche HQE.
VM ZINC® met à disposition de ses clients une organisation structurée et des services variés et exhaustifs.
Pour en savoir plus, www.vmzinc.fr
CONNAITRE LA TOITURE
Une fonction protectrice
De la toiture d'une maison dépendent beaucoup de choses. Qu'il s'agisse de construire une maison neuve ou de rénover l'ancien, tous les aspects sont importants.
Il convient notamment de s'intéresser à la charpente, à la toiture, et à l'isolation, domaines qui sont loin d'être simples.
La fonction de la couverture est bien sûr de protéger la maison, et ce, quelle que soit la météo : pluie, neige, gel, vent. Le moindre passage d'eau, même quelques gouttes, peut avoir des conséquences désastreuses. Pour cette raison, il est impératif, même si la couverture paraît simple à réaliser, d'avoir recours à un professionnel ; la seule solution pour avoir une couverture de qualité, garantie, et de ne pas craindre le moindre accident.
Une fonction décorative
La toiture d'une maison représente parfois une surface équivalente, même supérieure à celle des murs. C'est pourquoi il convient de porter une attention toute particulière à la forme, au format ou au coloris du matériau choisi.
De plus en plus de maitres d'ouvrages, conscients de la fonction décorative de la toiture, font, dans le cadre de rénovation, enlever la tuile existante pour changer de forme ou de couleur, et donc le caractère de leur habitation. Ce genre d'opération, contrairement aux idées reçues n'est pas très coûteuse puisque les fabricants ont développé de nombreux modèles spécialement étudiés pour être à même de remplacer d'anciennes tuiles sans qu'il soit nécessaire de changer les liteaux.
Concernant l'intérieur de la toiture, les produits aujourd'hui disponibles permettent une mise en valeur du volume ainsi que l'aménagement de nouveaux espaces. La variété des sous-faces offre un vaste choix de finitions de plafonds.
Une fonction isolante
Une maison bien isolée est une maison valorisée qui se conserve mieux et dans laquelle on obtient un confort optimum… L'isolation thermique améliore le confort.
Les parois non isolées (parois froides), provoquent des sensations d'inconfort. Le corps les ressent à partir d'une différence d'environ 2°C d'un point à l'autre d'une même pièce.
Une bonne isolation réduit ainsi les courants d'air et améliore l'étanchéité à l'air de la maison. Plus la température intérieure est homogène, plus la sensation de confort est élevée.
L'isolation thermique réduit les coûts de chauffage, en évitant les inerties thermiques exagérées et en évitant les déperditions calorifiques. Votre chauffage fonctionne moins longtemps (jusqu'à 30% d'économie d'énergie). L'isolation thermique réglementée par la RT 2000.
Il est bon de rappeler qu'il existe en France une réglementation thermique actualisée en Juin 2001 et qui vise à harmoniser le niveau d'isolation de tous les bâtiments neufs construits.
L'objectif de cette réglementation est de réduire la consommation d'énergie et de réduire l'émission de gaz à effet de serre. Cette réglementation vise toutes les parois du bâtiment, mais nous nous intéresserons de plus près à la toiture.
Cette nouvelle réglementation impose aux concepteurs, d'une part de réaliser une étude thermique pour chaque réalisation et d'autre part de respecter des minima (valeurs garde-fou) d'isolation sur les différentes parois. L'étude thermique détermine le niveau d'isolation thermique à atteindre pour obtenir une consommation d'énergie dite de référence.
LES ELEMENTS D'UNE TOITURE :
INTERVIEW
Interview de Fabien MOULIN
Responsable Marketing Communication France Lire l'interview
Jadis, chaque village Fançais possédait sa propre tuilerie.
L'argile était alors extraite à la main, pétrie et façonnée dans des moules, puis séchéeà l'air libre et cuite dans des fours à bois.
Selon la région, la tuile prenait deux formes distinctes : plate dans le nord et l'ouest et creuse (ou canal) dans le sud et le sud-ouest de la France.
Une frontière avant tout climatique: la première convenant aux toits pentus des régions exposées à des pluies régulières et la seconde préférant les pentes douces situées au sud de la Loire.
Inspirée de la lauze et du bardeau de bois, la tuile plate est typique de la Bourgogne, de la Champagne ou encore de l'lle-de-France.
Elle se présente sous la forme d'un rectangle allant de 14 x 24 cm à 27 x 41 cm, muni ou non d'un tenon (ou ergot) ou percé d'un trou pour la fixation par clouage.
Convenant à toutes les toitures possédant une pente minimum de 60 %, elle peut prendre différentes formes selon la région : coupe droite, en écaille ou en pointe (notamment en Alsace). La pose se fait à joints croisés sur liteaux et en rangs continus, avec un pureau (recouvrement) d'environ un tiers de la hauteur de la tuile. Comme dans le cas de la tulle canal, c'est le recouvrement qui assure l'étanchéité de la couverture
Tuiles de récupération ou aspect vieilli ?
En matière de tuiles, l'âge n'est un gage de qualité qu'à certaines conditions et il est souvent bien difficile de se procurer le lot parfait. Tout d'abord, les tuiles doivent être bien propres, en parfait état et avoir conservé leur ergot. Ensuite, une tuile de récupération ne possède pas de garantie décennale et elle peut parfois se dégrader rapidement si elle est utilisée dans des conditions d'exposition et de climat différentes de celles d'origine. Pour s'épargner des risques inutiles, il est donc plus prudent d'opter pour une tuile neuve à l'aspect vieilli (aspect obtenu par projection d'oxydes colorés). Celle-ci offrira toutes les garanties (résistance aux intempéries, calibrage parfait, absence de défauts, etc.), la patine en plus !
Mises au point au milieu du 19ème siècle, ces tuiles mécaniques présentent le grand avantage de réduire le recouvrement et, par conséquent, de limiter le nombre de tuiles au ml, soumettant ainsi la charpente à une charge moindre.
L'assemblage se fait par l'intermédiaire d'emboîtements, et la pose s'effectue,selon les modèles, à joints droits ou joint croisés. Enfin, ces tuiles sont utilisable sur des toits offrant une pente supérieur, ou égale à 18 %.
Les tuiles à pureau plat tuiles à emboîtement plat se posant obligatoirement à joint croisés et avec une pente minimum supérieure à celle des tuiles précédentes.
Apparue au 19 ème siècle et produite industriellement depuis les années 1960, la tuile béton possède de bonnes qualités d'étanchéité et de résistance au gel. Elle bénéficie d'une durabilité exemplaire tant su plan du vieillissement que de la résistance aux intempéries. Des performances qu'on doit à un traitement de surface (micro mortier à base de polymères) lui confèrant une couche protectrice qui, dans certain est comparable à la brillance. Côté finitions, elle peut en de ombreuses nuances et d'une riche palette ce couleurs, Ce qui lui permet de trouver sa place dans une multitude de contextes architecturaux.
Tout d'abord réservée aux plus belles demeures, l'ardoise s'est peu à peu imposée sur la plupart des toits d'Anjou, de Bretagne, de Normandie, des pyrénéens, en Auvergne et autre régions.
Il faut dire qu'elle possède toutes les qualités pour protéger nos maisons : elle est imperméable, in gélive et particulièrement esthétique.
Si les ardoisières les plus réputées sont celles d'Angers qui datent de plus de 450 mi!ions d'années, la concurrence fait rage, notamment du côté espagnol, où l'on produit une ardoise de qualité de qualité moindre, mais meilleur marché. Outre ses qualités intrinsèques, l'ardoise multiplie les arguments en termes de pose: elle se plie aux contraintes des toitures les plus complexes, existe dans de nombreux formats et coloris, et s'avère très légère (environ 25 kg/M2). Utilisée principalement dans des régions où les toits sont fortement inclines (45° en moyenne), elle peut néanmoins être utilisée sur de faibles pentes (jusqu'à 12°) dans certaines conditions : ardoise de grand format, exposition et localisation.
Historiquement, la pose s'effectuait aux clous (sur voliges) et c'est encore le cas en Monument Historique. Toutefois, en maison individuelle, elle est aujourd'hui supplantée par la pose aux crochets inox (sur liteaux, à raison d'un crochet par ardoise), lesquels constituent une remarquable protection contre les vents.
Véritable alternative aux ardoises naturelles, les ardoises en fibres-ciment sont à la fois très robustes, ingélives, imputrescibles et légères. Disposant désormais d'une belle tenue dans le temps, elles bénéficient d'une garantie et ne craignent pas les années qui passent. Par ailleurs, elles sont calibrées, donc rapides à mettre en oeuvre (il n'y a pas de tri à faire sur le chantier, ni de perte d'ardoises) et elles sont solides (il n'y a pas de casse lors du perçage ou des découpes).
Enfin, leur riche palette de dimensions, formes et teintes, combinée aux effets de surfaces et chants épaufrés propres aux produits naturels, leur permet de s'intégrer dans le respect de l'architecture de la région. Un bon compromis entre esthétique traditionnelle, fiabilité et économie.
Habitué des centres-villes (Paris, Lyon, etc.), le zinc est un produit naturel, recyclable, léger et résistant. S'accordant à tous les types architecturaux, du plus ancien (il apparaît sous Napoléon) au plus contemporain (maisons en bois), il convient à toutes les formes de toiture (planes, cintrées, etc.), des pentes à très faible inclinaison (à partir de 5 % ou toiture avec terrasson) aux toitures verticales. En pleine expansion, c'est un matériau qui se patine avec le temps et peut également être teinté (patine gris moyen à gris anthracite ou avec une nuance de couleur) pour s'intégrer au mieux dans l'architecture existante.
Côté mise en oeuvre, il se présente sous la forme de longues feuilles à poser sur un voligeage jointif ou panneaux bois, et exige un véritable savoir-faire. Pour les toitures planes, il existe également des modules préfaçonnés (bacs rectangulaires ou losanges) plus simples à poser. Enfin, le dernier point fort du zinc, c'est qu'il permet d'assurer l'étanchéité des points singuliers (bandes de rive, etc.) et se décline également en gouttières et ornements (épi de faîtage, œil-de-boeuf, etc.), offrant à la façade une belle unité de ton.
Le bardeau bitumé est un matériau imperméable, ingélif et résistant au feu.
Il se compose d'une armature en fibre de verre, d'un enrobage bitumineux et d'une protection de surface.
Revêtement de toiture le plus répandu dans le monde après la tuile, il se présente sous la forme de plaques semi-rigides (ép. 3 ou 5 mm) formées de 2, 3 ou 5 "jupes" (découpes en écaille ou en carré) proposées dans différentes dimensions, épaisseurs et finitions : granulés de céramique ou paillettes d'ardoise imitant le schiste, la pierre, la lauze, la terre culte, ou bien encore revêtues de cuivre.
Capable de se fondre dans tous les univers architecturaux, le bardeau est compatible avec tous les types de toit, y compris ceux à faible pente (20 %). Sa pose s'effectue traditionnellement sur platelage, par recouvrement, et à l'aide de points thermocollants compatibles avec tous types de support (toitures planes ou cintrées).
Il est un fait souvent méconnu que l'occupant d'une maison d'habitation est tenu de procéder à l'entretien de sa toiture. Une toiture mal entretenue qui causerait un dégât des eaux dégagerait l'entreprise ayant réalisé les travaux de toute responsabilité et rendrait vos recours envers vos assurances très difficiles.
L'entretien est simple, il se limite à :
- vérifier que la couverture ne comporte pas de mousses ou de lichens susceptibles de retenir l'eau. Le cas échéant, il est nécessaire de les éliminer.
- remplacer immédiatement toute tuile cassée repérée sur la couverture.
- nettoyer les gouttières et les tuyaux de descente à la fin de l'automne pour enlever feuilles mortes et divers débris.
Pour ce qui concerne la charpente, elle peut durer des siècles. Les bois utilisés ont une importance sur la durée de vie : chêne et chataigner sont les plus durables. La plupart des charpentes sont maintenant traitées, mais une vérification périodique pour éviter que les insectes s'y logent est nécessaire.
Responsabilités et périodicité
Les documents techniques unifiés (D.T.U.) définissent très clairement, dans les cahiers des charges, des principes généraux concernant "les conditions d'usage et d'entretien". Ils précisent que "Les prescriptions du cahier des charges ont pour but d'obtenir l'exécution d'ouvrages de bonne qualité".
Il apparaît toutefois que la condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont ensuite entretenus, et si leur usage en est normal.
Mais la périodicité de l'entretien n'est pas indiquée dans les textes. Elle est donc laissée à l'initiative et à la diligence des maîtres d'ouvrage ou propriétaires.
Le bureau VERITAS quant à lui estime que le minimum doit être une visite par an, de préférence à la fin de l'automne, c'est-à-dire après la chute des feuilles, et avant les périodes de gel.
Néanmoins, suivant les caractéristiques de l'environnement, il pourra être nécessaire d'effectuer plusieurs visites, en particulier si les chutes de feuilles sont abondantes et
si la région est ventée. L'entretien, comme le précisent les D.T.U. relatifs aux différentes couvertures, est à la charge des maîtres d'ouvrage. Cette notion n'est pas toujours bien comprise, ni même admise par les tribunaux eux-mêmes. Les propriétaires estiment souvent avoir payé suffisamment cher leur appartement ou leur maison individuelle, sans être encore obligés d'en assurer l'entretien. Ils raisonnent pourtant autrement pour du matériel qui ne bénéficie pas des mêmes garanties dans
le temps (leur voiture par exemple).
Mais si l'on considère qu'environ 7% de l'ensemble des causes de sinistres est dû à un défaut d'entretien ou à un mauvais usage, l'urgence de clarifier la situation dans les esprits et de limiter le nombre des sinistres se fait nettement sentir.
Dispositions techniques essentielles
Pour entretenir correctement une couverture, un nombre minimal d'opérations doivent être exécutées :
La première concerne l'évacuation de ruissellement. Il faut veiller à bien déboucher les évacuations d'eau pluviale, nettoyer les gouttières, les chéneaux, etc. et enlever systématiquement tout ce qui pourrait s'opposer à la libre circulation de l'eau dans ces ouvrages. N'oublions pas, en effet, que bon nombre de sinistres se sont produits tout simplement parce qu'une balle de tennis était venue obturer une évacuation.
Détail important : il ne faut surtout pas omettre de replacer les grilles de protection une fois le nettoyage effectué.
Les mousses ou autres végétations qui apparaissent fréquemment sur les éléments de couverture, peuvent dans certains cas favoriser les remontées capillaires et donc les fuites, notamment sur les ardoises et les tuiles. Il convient de les éliminer soigneusement.
Les éléments ayant pu être déplacés par un vent fort ou une tempête, en particulier les éléments de rive, doivent être remis en place ou changés avant que le défaut ne s'accentue.
Les ouvrages accessoires, tels que relevés, solins, souches… constituent souvent des obstacles à la circulation de l'eau. De plus, ils sont toujours délicats à exécuter. Ils doivent donc faire l'objet d'une attention particulière pour être maintenus en parfait état. Par exemple, ne pas attendre qu'un solin fissuré se détache du mur pour en assurer la réfection.
Il faut également assurer la libre ventilation des sous-faces d'éléments de couverture, en particulier lorsqu'il s'agit de matériaux gélifs ou fragiles au gel, comme les tuiles, ou les métaux qui favorisent les condensations.
Les travaux de modification, tel le renforcement de l'isolation thermique, ne doivent pas être entrepris sans qu'une étude préalable ait été faite par des spécialistes de la couverture.
Enfin, la surveillance des interventions d'ouvriers ayant à travailler sur une couverture pour poser une antenne de télévision ou pour ramoner des conduits, par exemple, est également une mesure d'entretien pouvant permettre d'éviter un sinistre, si un quelconque dégât se produisait au cours des travaux.
Historiquement, les populations utilisaient pour couvrir leur maison les matériaux qu'ils pouvaient trouver près de chez eux, des végétaux et de la pierre notamment. En montagne, les chalets étaient par exemple couverts de bardeaux de bois, les maisons normandes de chaume et les maisons landaises de brande. Aujourd'hui ces matériaux sont devenus rares et leur mise en œuvre coûteuse à cause de la disparition du savoir-faire et du manque de main d'oeuvre qualifiée.
Les types de couverture sont donc intimement liées aux régions : tuiles plates au nord de la Loire, tuile canal (ou tige de botte) dans le Midi, ardoises en Anjou, en Bretagne, dans les Ardennes ou en région parisienne, zinc à Paris et cuivre en Alsace et en Haute Savoie. Mais on peut retrouver également des ardoises dans le Béarn ou en Corrèze et des tuiles dans les Pays de la Loire et les deux types se mélangent parfois dans des régions limitrophes.
D'autres surprises sont encore possibles. En effet, les ardoises, à la fin du 19ème siècle et début du 20ème étaient considérées comme des toitures de prestige et étaient importées par le train ou par bateau. Il est donc courant de trouver des toits d'ardoise dans des pays de tuiles près des voies ferrées ou des fleuves et vous ne pourrez pas forcément en changer la nature. C'est ainsi que la Vallée de la Loire est en ardoise mais que l'on trouve parfois des tuiles à quelques kilomètres du fleuve.
Les méthodes de construction ou de rénovation d'une toiture, ainsi que la nature des matériaux à utiliser, dépendent de nombreux facteurs comme la pente de la toiture, le climat, la ventilation de la maison, l'isolation thermique et acoustique des combles, les systèmes d'évacuation des eaux pluviales, le type et la solidité de la charpente… Recourir à un professionnel aguerri est donc une nécessité.
De plus, la construction ou la rénovation d'une toiture est soumise à plus de 20 normes D.T.U. (Documents Techniques Unifiés) qui définissent les règles de mises en œuvre et de fabrication des matériaux de couverture. Le respect de ces règles est essentiel, non seulement pour l'efficacité de votre toiture (protection, isolation et étanchéité) mais aussi pour pouvoir faire jouer votre assurance en cas de sinistre.
Pour refaire une toiture sans changement de pentes ou du matériau d'origine, une simple déclaration de travaux suffit. Dès qu'il y a une quelconque modification du toit d'origine (pente ou matériau), un permis de construire est nécessaire.
A l'intérieur d'une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP), tous les travaux sont soumis à autorisation, laquelle est soumise à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France dont la décision s'impose à l'autorité qui délivre le permis de construire. A noter qu'il est possible de faire appel de cette décision auprès du préfet de région qui, après consultation obligatoire auprès de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites, prend la décision finale.
En ce qui concerne le choix d'un couvreur, le premier critère doit être la compréhension mutuelle car c'est une relation qui s'engage pour des décennies. En effet, dans le cadre de la réglementation et des différentes contraintes, vous pouvez obtenir pour votre toiture, en jouant sur le matériau et la qualité de ce matériau, de la haute couture ou du prêt-à-porter plus ou moins bon marché. Ainsi le couvreur, généralement sensible au bâti et à l'architecture, doit pouvoir vous proposer un travail de qualité en fonction de votre budget; par exemple et pour simplifier, une toiture en shingle sera préférable à de la tôle ondulée car elle permet de garder l'esprit de l'architecture à moindre coût.
Dans cet ordre d'idée donc, sur un devis doivent apparaître non seulement les détails de chaque élément (origine, épaisseur, etc.) mais beaucoup de couvreurs vous proposerons en plus des variantes, du minima au premier choix, explicitant les raisons et avantages et inconvénients de telle ou telle option. De cette relation de confiance naîtra une longue collaboration, le couvreur n'hésitant généralement pas des années plus tard à venir faire des inspections d'entretien d'usage, parfois sans facture, voire remplacer quelques tuiles ou ardoises, afin de conserver une parfaite intégrité à son travail. C'est donc autant par sa capacité de conseil que par la qualité de son devis que doit être choisi un couvreur.
Les couvreurs ne sont pas aussi nombreux que certains autres corps de métier et ils ont souvent pignon sur rue. De plus, ils sont nombreux à posséder la qualification Qualibat. Enfin, il faut s'assurer qu'ils possèdent bien une assurance décennale.